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A propos

Qui suis-je?

Je m’appelle Vianney et je suis étudiant en économie. J’aime jouer de la musique, marcher dans la montagne, rigoler, les voyages en train, l’odeur des caves, les jeux de société, les discussions politiques, me coucher tard et me lever tôt (quoique ces deux préférences soient rarement compatibles), rêver, lire et bien évidemment écrire (liste non exhaustive).

Ceci n’est pas un blog.

Ce n’est pas un blog, parce que je suis égoïste: j’écris pour moi. Je ne cherche pas d’abord à avoir plein de visiteurs, à créer un salon de discussion ou même à mettre en avant des idées dans le “débat public”. Je ne dis pas, évidemment, que je hurlerais à la mort si ça arrivait, encore moins que je cherche à ne pas être lu (au contraire!), mais ce n’est pas mon objectif premier. J’écris parce que j’aime écrire et que j’aime réfléchir: poser mes réflexions à l’écrit, ici, sur un blog, me permet donc d’apprendre à écrire et d’apprendre à réfléchir. L’écrivain anglaise Virginia Woolf disait à ce propos: « C’est écrire qui est le véritable plaisir ; être lu n’est qu’un plaisir superficiel. »

La création est un acte un peu égoïste, et qui, je crois, doit le rester. Dès qu’on commence à créer pour un public et non parce qu’on veut se faire plaisir, qu’on s’inquiète plus de « ce que veulent » les gens que de ce que l’on veut soi-même, on court vers la médiocrité, tous les artistes vous le diront.

Bon, je ne suis pas un artiste et pourquoi un blog ? J’écris d’abord pour moi, mais je ne suis pas fermé aux commentaires et au débat pour autant. D’ailleurs, vous avez remarqué, ce blog s’appelle « Des hauts et débats »[1]. J’adore la rhétorique, surtout orale (ah…! les jouissives empoignades politico-philosophiques au fond d’un bistrot…), surtout avec ceux qui n’ont pas les mêmes idées que moi –j’aime bien ceux qui ont les mêmes idées, aussi. Voilà une des raisons pour lesquelles j’ai ouvert ce blog, un jour de février 2009: las de refaire souvent les mêmes discussions sur les mêmes sujets avec famille et amis (je vous passe le dessin: sur quoi s’empoigne-t-on à table ? politique et religion), je voulais avoir un “lieu” où je puisse mettre au clair arguments, réflexions, renvoyant ainsi mes éventuels contradicteurs à des articles sur ce blog et me donnant surtout par là une occasion d’approfondir certaines questions, de les poser sur le papier (enfin, l’écran) sans les garder pour moi.
Bref, je suis absolument ouvert aux commentaires (sous couvert de respect des règles, of course), mais j’avoue que, à temps donné, ma priorité est d’écrire régulièrement de nouveaux articles plutôt que de débattre en commentaire.

Ceci n’est pas un blog, parce que je ne me soucie pas d’actualité. Beaucoup de blogs sont un peu des journaux de bord: ils traitent, en commentaire, de l’actualité d’un ou plusieurs sujets, parfois sa propre actualité d’ailleurs. En ce qui me concerne, je préfère écrire sur des sujets de fond : venez ici pour débattre, non pour réagir. Outre les médias traditionnels, d’autres blogueurs décrypteront ce qui se passe dans le monde nettement mieux que moi (vous avez d’ailleurs une petite liste à droite). J’essaie quant à moi de poser les choses, calmement.

En conséquence de quoi je ne cherche(rai) pas à écrire un billet tous les deux jours, ni même toutes les semaines. Je préfère en rédiger un ou deux par mois (en général, c’est mon rythme), argumentés et riches, autant sur le fond que sur la forme, et même les modifier, les améliorer et les enrichir au fur et à mesure de mes découvertes et de vos réactions que de faire du travail à la chaîne.

Ce que vous lirez ici aura donc trois caractéristiques principales, peu communes sur un blog: ce sera long —en général autour de 5 pages Word du logiciel de traitement de texte que j’utilise— n’aura pas nécessairement de rapport avec l’actualité, et sera régulièrement modifié.

Long, parce que je ne sais pas écrire court, la moindre de mes synthèses fait 5 pages, j’ai besoin d’amplitude pour développer mes arguments. Aussi parce que les sujets que j’essaie de traiter sont rarement anecdotiques. Mais surtout parce que j’aime les mots, les regarder, les lire, les essayer, et jouer avec. Alors je ne vais pas m’en priver.

Régulièrement modifié, je préfère préciser, car il n’est pas d’usage sur un blog de modifier sans indication un article une fois posté: on aurait plutôt tendance à écrire à la suite un rectificatif. Ce ne sera pas mon cas, je tiens à avoir des notes stables. Alors, pour ne pas passer pour un incorrigible hypocrite, précisons. Outre les inévitables corrections de forme (fautes, syntaxe, structure générale…), il m’arrive de modifier mes articles sur le fond (voire sur les combles) pour nuancer et/ou préciser mon propos. Vu que j’aborde peu de sujets d’actualité, ça pose rarement de problèmes. Parfois, je me rends compte que j’ai fait des erreurs de raisonnement, que l’une ou l’autre statistiques avancée est fausse ou que j’ai été trop caricatural dans mon propos: alors je recommence ; dans le cas où j’estime, avec le recul, avoir très mal abordé la question dont je voulais parler, j’efface et je recommence tout (ou je ne recommence pas, d’ailleurs). Cela dit je ne tiens pas un site de niouzes et dynamique ne veut pas dire inconstant: mon objectif reste d’obtenir des notes stables, la plupart du temps 4 ou 5 modifications après la première publication suffise pour arriver à cet objectif (mais pas toujours).

Dans l’impossible, j’aime mieux supprimer ou modifier un article dans lequel je ne me retrouve plus ou défendant une position sur laquelle j’ai complètement évolué et apparaître comme incohérent que de répandre l’erreur en incitant un éventuel lecteur à me suivre dans celle-ci. Comme disait Rousseau, « j’aime mieux être homme à paradoxes qu’homme à préjugés ».

Sinon, de quoi parlerons-nous ici?
D’économie, parce que c’est ma formation et que cette discipline m’intéresse énormément. De politique, aussi, parce que l’économie est un sujet hautement politique. Également de philosophie en général et de religion en particulier, parce que c’est intéressant en soi, et comme je l’ai dit, ce sont les sujets d’engueulade les plus courants, alors on va pas se priver. De temps à autre, on abordera quelques sujets de société, on écrira des choses et d’autres —j’ai même créé une catégorie exprès pour ça. Comme on aime bien établir des ponts entre les matières et que ces domaines sont souvent liés d’une façon ou d’une autre, on mélangera tout ça ensemble pour donner des articles. A la philosophie, j’essaierai d’emprunter la précision de la pensée, c’est-à-dire la définition des termes, la liaison des concepts, la rigueur dialectique. A l’économie, le goût des grands débats d’aujourd’hui, la compréhension d’un monde structuré par des chiffres et des flux. A la politique, la volonté de changement. A la religion, l’espérance.

Discours sur la méthode
Je dois aussi préciser le style d’écriture qui sera utilisée sur ce blog. Et ses objectifs. Je cherche à obtenir un certain compromis, entre, d’un côté, l’article universitaire (précis et très rigoureux mais lourd, lent et chiant à lire) et l’article de blog (clair, léger et incisif mais manquant souvent de rigueur et de précision). N’étant pas spécialiste de grand-chose, je ne suis pas en mesure d’écrire des articles de type universitaire (ce ne serait pas le lieu, de toute façon), et je souhaite être à la fois plus caustique dans le style et plus synthétique, plus transdisciplinaire dans l’analyse.

Mais, curieux de beaucoup de choses, je ne veux pas non plus écrire simplement des “billets d’humeur” type chronique-du-jour-bonjour, de ceux que l’on trouve chez les éditorialistes et les blogueurs bien-en-vue: je souhaite m’attaquer le plus sérieusement du monde à des sujets de fond, arguments et chiffres (quand c’est nécessaire) à l’appui. Je revendique donc la subjectivité bloguesque et l’esprit partisan, mais une subjectivité appuyée sur des faits et des analyses aussi rigoureuses que possible, pas seulement sur des opinions et des convictions.

Par ailleurs, et au risque de l’erreur et de la pédanterie, je ne m’épargnerai aucun sujet qui m’intéresse, même si je n’en suis pas un éminent spécialiste: si on attendait d’avoir produit une thèse de philo pour philosopher, les seuls débats autorisés seraient des querelles de spécialistes. Je m’autoriserai donc tous les sujets, même (et peut être surtout) ceux qui ne sont pas originaux et sans rien céder à la facilité et au simplisme. Dois-je ajouter que ce que je dis n’engage que moi ? Le but de ce blog sera donc la recherche du vrai.
Last but not least: que pense-je?
Pour ne pas trop encombrer cette page déjà bien longue, j’ai (essayer de) détailler mon positionnement politico-économico-philosophique dans un article spécifique (qui en cours de refonte intégrale).

Pour résumer, je ne me reconnais pas dans le clivage traditionnel droite/gauche. Cela ne signifie évidemment pas que je défends le consensus mou dans le genre “vous avez tous un peu raison”. Je crois au contraire, comme l’énonçait Jean-François Kahn, que si la vérité n’est pas toujours du même côté, elle n’est jamais au centre.

Jean-Marie Le Pen disait par démagogie qu’il était “économiquement de droite et socialement de gauche”. Moi, c’est le contraire: mes points de vue économiques me classeraient plutôt dans le camp de la gauche ou du centre-gauche, tandis que mon positionnement sociétal me ferait facilement passer pour un réac de droite. Ce qui doit me placer au centre-droit, d’après le politest en tout cas. Brièvement et schématiquement, je me définirai donc comme philosophiquement libéral, économiquement capitaliste mais néanmoins interventionniste, et en sus catholique romain, poseur de questions professionnel, spectateur parfois désabusé mais optimiste convaincu.

Le tout, sans sectarisme et logique de clan, s’il vous plaît.

On reparlera de tout cela et on verra que ce n’est pas incompatible. Bonne visite.

Mieux vaut ne pas être du côté de ceux qui  aiment mieux prendre en haine ou en dérision les passions et les actions des hommes que de les comprendre. Spinoza

NB: vous trouverez ici les mentions légales. Et , une liste d’auteurs qui m’influencent ou m’ont influencé…


[1] Ce titre illustre bien l’idée qui sous-tend ce blog et la photo qui va avec. Allez savoir pourquoi, je voulais absolument un titre de blog qui fasse référence à une expression française. Comme il y a probablement 53 000 blogs/émissions de télé/émissions de radios qui l’utilisent déjà, je me suis dit qu’il serait particulièrement original et novateur d’être le 53 001ème).