Note de lecture : la Facture des idées reçues

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Voici un livre que j’ai lu sur les conseils d’une collègue. Il est écrit par un trader passionné d’économie et de politique (à priori plutôt négatif pour moi), mais ressemble à un ouvrage de vulgarisation dans la veine des « freakonomics« . Rappelons l’idée générale de cette approche de l’économie : prendre un sujet, même sans rapport avec les thèmes classiques, comme les drogues, la consommation de viande ou les limites de vitesse, et faire une analyse coûts/bénéfices pour montrer qu’on pourrait faire autrement (ie. beaucoup mieux) avec une autre approche du problème, et éviter ainsi « la facture des idées reçues ». Voici quelques idées retenues : Lire la suite

Réformer la France #7 : le permis à 10h

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En plus d’interdire les frais de présentation au permis, la loi Macron de 2015 a introduit la possibilité de passer le permis en voiture automatique et de l’obtenir en seulement 13h de conduite, laissant inchangé le seuil obligatoire de 20h de conduite pour le permis B en conduite manuelle. Cette possibilité est intéressante mais ajoute de la complexité inutile, car le titulaire d’un permis BEA ne peut conduire que des véhicules à boite automatique, et doit repasser une épreuve de boite manuelle douze mois plus tard. Lire la suite

Réformer la France #2 : créer une taxe sur les m²

Il est essentiel que le système fiscal soit simple. Plus il l’est, plus il sera lisible par tous. C’est à la fois plus efficace économiquement (cela permet à chaque agent de mieux réaliser ses anticipations, à commencer par les investissements des entreprises) et plus juste politiquement (on sait ce que chacun paye, personne n’a le sentiment que son voisin bénéficie d’avantages indus). Le nombre de taxes et impôts différents est un point essentiel de la simplicité. Lire la suite

Réformer la France #1 : supprimer l’ISF

La France a une fiscalité complètement absurde et l’ISF en est l’exemple typique. Le paradoxe est que cet impôt concentre tous les débats idéologiques alors qu’il représente moins de 0,5% (!) des recettes fiscales des administrations publiques. Qu’on le supprime ou qu’on le garde, les effets resteront donc faibles. Ce qui ne dispense pas d’une réflexion rationnelle permettant de montrer qu’il vaut mieux le supprimer. Lire la suite